19ème Mission NeMMO dans les îles Eparses
Du 8 août au 7 septembre 2025, Globice a embarqué à bord du patrouilleur français Osiris II, pour une nouvelle mission NeMMO dans le canal du Mozambique, autour des îles Éparses et jusqu’à La Réunion.
Cette campagne s’inscrivait dans le cadre du partenariat avec la Direction de la Mer Sud Océan Indien (DMSOI), au profit des projets scientifiques MYSTRAL, porté par Globice et MARIO, porté par les Terres australes et antarctiques françaises TAAF.
A bord, l’équipe Globice réunissait deux observateurs bénévoles de mammifères marins formés à la collecte de données scientifiques, une observatrice de MAR Expeditions partenaire de MYSTRAL au Mozambique, une scientifique de Globice et un étudiant en fin de cursus d’ingénieur acousticien.
62 observations de cétacés, appartenant à 7 espèces, ont été réalisées au cours de la mission : dauphins tachetés pantropicaux, dauphins à long bec, baleines à bosse, dauphins de Risso, pseudorques, dauphins de Fraser et baleines à bec de Longman. Cinq observations supplémentaires n’ont pas pu être identifiées avec certitude.
Écouter pour détecter ce que l’on ne voit pas
En parallèle des observations visuelles, une antenne d’hydrophones prêtée par la Wildlife Conservation Society a été tractée à 200 mètres derrière le navire. Les sons enregistrés étaient accessibles en direct à bord, permettant de détecter en temps réel la présence de cétacés.
Au total, 42 détections acoustiques ont été réalisées : sifflements et clics de delphinidés – notamment de dauphins tachetés pantropicaux, pseudorques et orques naines –, clics de cachalots et chants de baleines à bosse. Une approche complémentaire aux observations visuelles, particulièrement précieuse lorsque les animaux restent invisibles en surface.
Un an d'écoute au cœur des îles Éparses
Autre objectif majeur : récupérer les hydrophones autonomes déployés l’année précédente à environ 400 mètres de profondeur, à proximité des Glorieuses, de Juan de Nova et d’Europa, dans le cadre des programmes MYSTRAL et MARIO.
Cinq des six hydrophones ont pu être récupérés, permettant de disposer d’environ une année d’enregistrements acoustiques dans chacune de ces zones.
Ces données inédites vont maintenant être analysées afin d’identifier les espèces présentes grâce à leurs vocalisations, de mieux comprendre les variations temporelles de leur présence et d’étudier les niveaux de bruit sous-marin dans ces territoires encore très peu documentés.
Et l'écoute continue : les hydrophones ont été redéployés pour une nouvelle année d'enregistrements !
Crédits Photo : Emmanuelle Leroy






























































