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Sous la surface, les cétacés évoluent dans un monde où le son joue un rôle essentiel. Chants, sifflements, clics et sons pulsés leur permettent de communiquer, de s’orienter, de rechercher leurs proies ou encore de maintenir les liens sociaux. Cette sonothèque vous invite à découvrir la diversité de leurs vocalisations et à les observer grâce aux spectrogrammes, qui rendent visible la structure des sons.

Les odontocètes (cétacés à dents)

Les odontocètes — dauphins, cachalots et baleines à bec — produisent une grande diversité de sons essentiels à leur survie. Ils émettent notamment des séries de clics très brefs pour pratiquer l’écholocalisation : en analysant les échos renvoyés par les obstacles, les fonds marins ou leurs proies, ils peuvent s’orienter, chasser et explorer leur environnement, même dans l’obscurité totale. À l’approche d’une proie, les clics s’accélèrent jusqu’à former un bourdonnement très rapide. Les odontocètes utilisent également des sifflements et différents sons pulsés pour communiquer, maintenir la cohésion du groupe, coordonner leurs activités ou se reconnaître individuellement.

Les mysticètes (cétacés à fanons)

Les mysticètes — baleines à fanons comme la baleine à bosse, la baleine bleue ou les rorquals — produisent principalement des sons graves, puissants et capables de se propager sur de très longues distances. Contrairement aux odontocètes, ils n’utilisent pas l’écholocalisation pour chasser ou s’orienter. Leurs vocalisations servent surtout à communiquer, à maintenir le contact entre individus et à intervenir dans les interactions sociales et reproductrices. Certaines espèces émettent des appels simples et répétitifs, tandis que les mâles de baleines à bosse produisent de longs chants complexes, organisés en thèmes et transmis culturellement au sein des populations.