Etude des cachalots

De 2008 à 2015, grâce à un financement de la Fondation Nature et Découvertes, Globice a mené en partenariat avec la MMCS, une étude visant à améliorer la connaissance sur le Cachalot (Physeter macrocephalus) dans la zone des Mascareignes

L’objectif de cette étude était de :

• Déterminer la fréquence et la répartition spatiale des cachalots (caractérisation de l’habitat utilisé en fonction de la bathymétrie),

• Initier un catalogue de photo-identification individuelle pour vérifier la fidélité des groupes au site des Mascareignes et pour étudier leurs mouvements au niveau local et régional.

• Etudier la structure sociale et l’activité des groupes (composition des groupes, comportement, période de présence des mâles),

• Décrire les vocalises liées à la prédation et à la communication (codas, chirrup).

Méthode : des missions de 7 jours de prospections menées entre la Réunion et Maurice et des missions ponctuelles de 1 à 2 jours au large de la Réunion. Pour chaque mission, les prospections visuelles sont couplées à un échantillonnage acoustique le long de transects. L’hydrophone stéréo et l’utilisation du logiciel Rainbow Click (IFAW) permettent de localiser les groupes de cachalots (tracking acoustique), facilitant ainsi leur détection en surface. La photo-identification des individus se fait d’après la forme de la nageoire caudale et de l’aileron dorsal. La description des vocalises de communication permet les comparaisons régionales.

Découvrez une mission d’étude des cachalots entre la Réunion et l’île Maurice :

Les principaux résultats de cette étude

Dans les eaux mauriciennes

• Une abondance importante de cachalots proches des côtes

• Une préférence pour les eaux de plus de 1500 mètres de fond, sur la pente externe du talus insulaire,

• La présence de femelles accompagnées de leurs petits sur toute l’année.

• Deux grands types d’activité observés : nourrissage et socialisation, et présence des vocalises caractéristiques de ces activités,

• De nombreuses recaptures entre les missions, avec des individus revus régulièrement sur la période 2008-2015, ce qui semble montrer qu’une partie de la population est résidente,

• Un catalogue de photo-identification qui compte 112 individus identifiés sur la période 2008-2015 à partir de la forme de leur nageoire caudale,

• Des mouvements d’individus le long de la côte, en particulier en comportement de prédation, parallèlement aux isobathes, en suivant le talus insulaire abrupt,

• La présence de deux groupes d’individus fortement associés les uns aux autres.

Dans les eaux réunionnaises

• Une absence de population résidente avec des observations sporadiques au large, ou proches de la côte, d’individus seuls ou de groupe de cachalots accompagnés d’un nourrisson,

• Des détections acoustiques de clics d’écho-localisation peu fréquentes.

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